Une façade isolée par l'extérieur porte son matériau isolant devant la maçonnerie et non derrière elle. Le montage se fait depuis l'extérieur, par fixation des panneaux sur le mur existant puis pose d'une protection armée ou d'un habillage ventilé. Le mur garde la chaleur des pièces, les parois froides disparaissent et l'aspect du bâtiment est entièrement revu.
Une maison vendéenne construite après les années soixante présente des murs en parpaing faiblement isolés. Le climat océanique, humide et venté, sollicite fortement les enduits et favorise les infiltrations par microfissures. Une couche isolante posée en façade apporte une barrière thermique et une peau neuve correctement armée. Les parois intérieures cessent de rester froides, ce qui supprime la sensation d'humidité permanente en hiver. Les maisons proches du littoral demandent des fixations plus nombreuses pour résister aux dépressions de vent. Le traitement des quatre façades donne un résultat homogène que l'isolation intérieure ne peut pas égaler.
Un bardage ventilé protège l'isolant par un parement séparé du reste de la paroi par une lame d'air. Cette lame, ouverte en pied et en tête, draine l'eau qui franchit le revêtement et sèche sa sous-face. L'écran pare-pluie placé devant l'isolant arrête l'humidité résiduelle avant qu'elle n'atteigne la couche isolante. L'ossature, réglée indépendamment du mur, rattrape des défauts de planéité qu'un système collé ne tolère pas. Les fixations passent par des équerres à rupture thermique pour éviter les ponts métalliques à travers l'isolant. Sur les façades vendéennes exposées au vent marin, ce procédé résiste mieux à la pluie battante qu'un enduit mince.
Les raccords de menuiseries constituent le détail le plus visible d'une façade isolée. Le dormant de la fenêtre se retrouve en retrait derrière plusieurs centimètres de système, ce qui creuse le tableau. Un isolant mince appliqué sur ce retour limite la fuite de chaleur sans trop réduire la lumière entrante. Les appuis sont rallongés ou changés afin que leur nez dépasse franchement le nu du revêtement neuf. Un profilé à joint souple ferme la liaison entre le système et le dormant en absorbant les dilatations. La qualité de ces raccords se juge après quelques hivers, aux traces de ruissellement sous les baies.
Le prix d'une isolation par l'extérieur en Vendée se rapporte à la surface de façade nette. Le mètre carré traité sous enduit se négocie autour de 100 à 160 euros. Les bardages ventilés, fréquents sur le littoral, se situent entre 170 et 230 euros. Les fixations renforcées imposées par l'exposition au vent ajoutent des heures de main d'oeuvre. Chaque baie entraîne un retour de tableau, un appui et des profilés, si bien que le nombre d'ouvertures pèse sur le total. L'enveloppe habituelle d'une maison vendéenne va de 13 000 à 25 000 euros.
Technitoit, à La Chaize-le-Vicomte, intervient en isolation extérieure, avec des solutions visant la performance énergétique et la durabilité de la maison, l'aspect de la façade étant traité dans le même temps.
Roger SAS, à La Roche-sur-Yon, réalise des travaux d'ITE et propose plusieurs finitions de façade en complément du renforcement de l'isolation.
Peaudeau Confort, à Aizenay, traite l'isolation thermique par l'extérieur et les façades, avec une activité principalement vendéenne orientée vers le confort énergétique des logements.
ABBS Habitat, à La Roche-sur-Yon, conduit des chantiers d'isolation thermique par l'extérieur et rénove les murs extérieurs sans réduire les volumes intérieurs.
La Roche-sur-Yon, Challans, Les Sables d'Olonne, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Montaigu-Vendée, Les Herbiers