Isoler un bâtiment par l'extérieur revient à plaquer sur ses murs une épaisseur isolante que protège un revêtement. Le mur reçoit les panneaux collés et chevillés, avant la pose d'un enduit armé ou d'un habillage ventilé. Le mur cesse de dissiper la chaleur des pièces, les températures intérieures se stabilisent et l'aspect extérieur du bâtiment est renouvelé.
Le bâti ligérien associe des constructions en tuffeau, des maisons de bourg en moellon et des pavillons récents. Chacune de ces catégories impose une réponse technique distincte lorsqu'il s'agit d'isoler les murs par l'extérieur. Les maçonneries modernes acceptent un système collé sous enduit appliqué sur toute la façade. Les murs en pierre tendre hourdés à la chaux fonctionnent par séchage vers l'extérieur et supportent mal un revêtement fermé. Le diagnostic préalable identifie la nature du mur, son état de surface et l'humidité présente dans son épaisseur. Cette lecture oriente le choix du procédé et écarte les solutions incompatibles avec le bâtiment.
Un système sous enduit mince superpose des panneaux isolants et un revêtement armé de faible épaisseur. Le profilé de départ, fixé au niveau en pied de mur, donne l'assise et l'horizontalité de la première rangée. Les panneaux montent en quinconce, serrés les uns contre les autres, sans matériau souple interposé dans les joints. Le ponçage des surépaisseurs précède la pose du sous-enduit et conditionne la régularité du plan fini. L'armature est repoussée dans un mortier encore humide, puis une seconde passe vient la recouvrir. Un renfort d'armature est ajouté sur les deux premiers mètres, zone la plus exposée aux chocs.
Les points singuliers regroupent tous les endroits où la couche isolante rencontre un ouvrage existant. Les seuils, les soubassements, les descentes d'eau et les coffres de volets imposent chacun un traitement dédié. Les profilés d'arrêt ferment le système en haut, en bas et sur les côtés des façades traitées. Les équipements refixés en façade reçoivent des ancrages traversants qui prennent appui dans la maçonnerie. Les jonctions avec les menuiseries sont refermées par des profilés à joint souple. Le soin apporté à ces raccords détermine la tenue du système bien plus que la performance annoncée de l'isolant.
Le prix d'une isolation par l'extérieur dans le Val de Loire se rapporte au mètre carré de façade. Un système sous enduit revient à 100 ou 160 euros le mètre carré, revêtement de finition inclus. Les bâtiments en pierre de taille et les secteurs protégés sortent de cette fourchette, quand l'isolation extérieure reste possible. Les reprises de support sur des façades anciennes constituent le surcoût le plus régulier. Le traitement des tableaux, des appuis et des débords s'ajoute en fonction du nombre d'ouvertures. Le budget d'une maison ligérienne se place en général entre 12 000 et 22 000 euros.
Entreprise Oliveira, à Orléans, conduit des chantiers d'isolation thermique par l'extérieur sur des maisons comme sur des bâtiments professionnels, et intervient plus largement sur le renforcement de l'enveloppe du bâti dans le Loiret.
Forte, implantée à Chartres depuis une trentaine d'années, pose des systèmes d'isolation thermique par l'extérieur sur maisons individuelles et sur immeubles, avec les finitions de façade qui les accompagnent.
Mathieu Ravalement, basée à Orléans, associe ravalement de façade et isolation par l'extérieur, et conduit ses chantiers dans le Loiret comme vers Blois, Châteauroux, Montargis et Vierzon.
Loiret : Orléans, Olivet, Fleury-les-Aubrais, Saint-Jean-de-Braye, Montargis
Loir-et-Cher : Blois, Romorantin-Lanthenay, Vendôme
Eure-et-Loir : Chartres, Dreux