Isoler des murs par l'extérieur revient à les couvrir d'un matériau isolant que protège ensuite un revêtement de façade. Les panneaux sont posés depuis un échafaudage, collés et chevillés sur la maçonnerie, puis recouverts d'un enduit armé ou d'un bardage. Les murs conservent la chaleur au lieu de la dissiper, les pièces gagnent en régularité de température et l'extérieur du bâtiment est repris.
Les déperditions d'un logement se répartissent entre la toiture, les murs, les menuiseries et le renouvellement d'air. Les murs viennent en deuxième position mais représentent la plus grande surface de l'enveloppe. Les traiter par l'extérieur permet de couvrir cette surface sans être interrompu par les cloisons ni les planchers. Le gain se lit à la fois sur la consommation de chauffage et sur la température ressentie dans les pièces. Les parois intérieures cessent d'afficher un écart avec l'air ambiant, ce qui supprime les courants froids. Dans la Vienne et les Deux-Sèvres, ce traitement concerne en priorité le parc construit avant les années quatre-vingt.
Un enduit sur isolant se met en oeuvre en plusieurs passes dont chacune conditionne la suivante. Le sous-enduit est appliqué sur les panneaux poncés, en épaisseur régulière, pour recevoir l'armature. La trame est marouflée dans ce mortier frais et repoussée jusqu'au milieu de la couche. Une seconde passe recouvre complètement la trame et constitue le support définitif de la finition. Les délais de séchage entre les couches varient selon la température et l'humidité de l'air. La finition est appliquée en dernier, sur un support stabilisé, et donne à la façade son aspect final.
Les finitions d'un système d'isolation extérieure se répartissent entre familles minérale et organique. Les enduits minéraux, à base de chaux ou de ciment, laissent bien migrer la vapeur et vieillissent en se patinant. Les enduits organiques, liés par des résines, restent plus souples et conservent leur teinte plus longtemps. Le choix entre les deux dépend du contexte bâti, de l'exposition de la façade et de l'entretien envisagé. Le grain, du plus fin au plus grossier, modifie la lecture de la surface et la perception de la couleur. Une surface témoin réalisée sur la façade permet de trancher avant de lancer l'application générale.
Le prix d'une isolation par l'extérieur dans la Vienne et les Deux-Sèvres se compte au mètre carré de mur. Les systèmes sous enduit se négocient entre 100 et 155 euros posés, finition comprise. Les finitions minérales traditionnelles se placent au-dessus des enduits organiques standard. Le nombre d'ouvertures et la présence d'annexes accolées font varier sensiblement le temps de main d'oeuvre. Les moyens d'accès constituent une dépense forfaitaire dont le poids relatif grandit quand la façade est réduite. Le budget d'une maison individuelle du Poitou se place en général entre 12 000 et 20 et 1 000 euros.
LTDO, à Neuville-de-Poitou, intervient en isolation extérieure et étend son activité à la rénovation des toitures et des façades autour de Poitiers et de Tours.
Technitoit, à Chasseneuil-du-Poitou, traite l'isolation thermique par l'extérieur et la rénovation globale du logement, toitures et façades comprises.
Dumuis, à Ligugé, réalise des chantiers d'ITE et propose également peinture et ravalement de façades.
SOCOREBAT Energies, à Poitiers, oriente son activité d'isolation thermique par l'extérieur vers la performance énergétique des bâtiments.
Maupin Isolation, à Fleuré près de Poitiers, exécute des travaux d'ITE sur plusieurs départements situés entre Poitiers et Tours.
Vienne : Poitiers, Chatellerault, Buxerolles, Loudun, Montmorillon
Deux-Sèvres : Niort, Bressuire, Parthenay, Thouars, Mauléon