L'isolation par l'extérieur enveloppe les murs d'un bâtiment d'une couche isolante posée du côté de la façade. Le chantier associe la préparation du support, la fixation des panneaux sur la maçonnerie et la mise en place d'un enduit armé ou d'un bardage. Le bâti conserve son inertie du côté chauffé, ses pertes par les murs s'effondrent et son aspect extérieur est renouvelé.
Le climat atlantique du sud-ouest combine des hivers doux, des pluies abondantes et des étés de plus en plus chauds. Une isolation posée en façade répond à ces trois contraintes par une barrière continue et une peau neuve. Les murs, protégés de la pluie battante, cessent d'absorber l'eau qui dégradait les enduits anciens. La régularité de température obtenue réduit la consommation sur une saison de chauffe longue mais peu intense. L'inertie conservée du côté intérieur limite par ailleurs la montée en température lors des épisodes chauds. En Béarn et au Pays basque, cette double action justifie de traiter en priorité les façades les plus exposées.
Les isolants biosourcés employés en façade regroupent principalement la fibre de bois et les panneaux de liège. Leur densité élevée leur confère un déphasage marqué qui retarde la pénétration de la chaleur estivale. Leur perméabilité à la vapeur d'eau convient aux maçonneries traditionnelles qui doivent sécher vers l'extérieur. La laine de roche partage cette perméabilité tout en apportant une résistance au feu que les matériaux organiques n'offrent pas. La mise en oeuvre demande des fixations dimensionnées pour un poids supérieur à celui des mousses. Le surcoût de fourniture se compense en partie par le confort d'été obtenu sans équipement de refroidissement.
Les ponts thermiques de liaison apparaissent partout où un élément de structure relie l'intérieur à l'extérieur. Le nez de dalle d'un plancher, un refend perpendiculaire ou l'appui d'une charpente créent ces passages privilégiés. Leur traitement depuis l'intérieur reste impossible puisque l'isolation s'arrête à chaque obstacle. Une couche posée en façade passe devant l'ensemble de ces liaisons sans interruption. Les températures de surface remontent aux endroits qui affichaient auparavant des traces d'humidité ou de moisissure. Le gain obtenu sur ces linéaires représente une part notable du bilan sur les constructions en béton.
Le prix d'une isolation par l'extérieur en Béarn et au Pays basque suit le choix de l'isolant et de la finition. Une solution courante sous enduit revient à 100 ou 155 euros le mètre carré. Les isolants biosourcés portent ce montant vers 160 à 220 euros selon le matériau. Les maisons de style local, avec leurs colombages apparents et leurs décors, imposent des arbitrages sur les façades à traiter. L'échafaudage et la protection des abords s'ajoutent quelle que soit la solution retenue. Une maison individuelle se chiffre le plus souvent entre 14 000 et 26 000 euros.
Alter Isolation, présente à Briscous et à Barinque, travaille l'isolation biosourcée et met en œuvre la fibre de bois en isolation par l'extérieur, ainsi que des travaux de rénovation, sous certifications RGE et Qualibat.
A'déco Peinture, à Pau, associe peinture intérieure, ravalement de façade et isolation thermique par l'extérieur, sur des bâtiments d'habitation comme sur des locaux professionnels, avec une certification RGE.
AMH Isolation, établie à Abos, conduit ses chantiers d'isolation thermique extérieure en Béarn et intervient plus largement sur l'amélioration de la performance énergétique des bâtiments.
Trieux et fils, depuis Pau, réalise peinture, ravalement de façade et isolation par l'extérieur, avec la mention RGE Qualibat 7132, et prend également en charge l'imperméabilité des façades.
Pyrénées-Atlantiques : Bayonne, Pau, Anglet, Biarritz, Hendaye, Saint-Jean-de-Luz
Hautes-Pyrénées : Tarbes, Lourdes