Isoler un bâtiment par l'extérieur revient à lui ajouter une peau isolante appliquée sur le nu de ses murs. La mise en oeuvre commence par la préparation du support, se poursuit par la fixation des panneaux et s'achève par un enduit armé ou un parement. Les murs ne refroidissent plus les pièces, la température intérieure varie moins et l'enveloppe visible du bâtiment est intégralement refaite.
Les murs représentent en Normandie une part importante des pertes d'un logement, devant les menuiseries et derrière la toiture. Le climat océanique, doux mais humide, impose une saison de chauffe étalée plutôt que des pointes de froid intense. Une isolation posée en façade lisse ce régime et réduit la consommation sur l'ensemble de la période. La maçonnerie, protégée de la pluie battante par une finition neuve, reste sèche et conserve sa résistance. Les parois intérieures cessent de descendre sous la température de l'air, ce qui supprime la condensation dans les angles. Le résultat se ressent moins comme un coup de chaud que comme la disparition d'un inconfort permanent.
Le diagnostic de façade précède la pose et détermine la faisabilité même du système envisagé. La nature du mur est identifiée par sondage, car une brique creuse, un parpaing et un béton banché ne se chevillent pas de la même façon. La cohésion du revêtement existant est mesurée par arrachement sur des plots d'essai répartis sur la hauteur. L'humidité en pied de mur est recherchée, une remontée capillaire devant être traitée avant d'être recouverte. Les réseaux en applique, câbles, descentes et coffrets, sont recensés pour organiser leur dépose et leur repose. Ce relevé transforme une intervention approximative en un chantier dont les surprises sont limitées.
Les points singuliers concentrent la difficulté technique d'un chantier d'isolation extérieure. Chaque percement, chaque changement de plan et chaque rencontre avec un autre ouvrage crée un risque de fuite thermique ou d'infiltration. Les seuils, les soubassements et les arrêts latéraux se traitent avec des profilés spécifiques qui ferment le système. Les équipements rapportés en façade sont refixés sur des ancrages traversants prenant appui dans la maçonnerie. Les jonctions avec les menuiseries reçoivent des profilés à joint qui absorbent les mouvements différentiels. La qualité d'une façade isolée se juge davantage sur ces détails que sur la performance annoncée de l'isolant.
Le prix d'une isolation par l'extérieur en Seine-Maritime et dans l'Eure se rapporte à la surface de façade traitée. Un système collé sous enduit se règle de 100 à 170 euros par mètre carré posé. Les maisons normandes à pans de bois sortent de ce cadre et relèvent d'approches différentes. Le nombre de décrochements, de lucarnes et d'annexes accolées fait varier fortement le temps de main d'oeuvre. Les moyens d'accès pèsent davantage sur un bâtiment à étage que sur une construction de plain-pied. Une maison courante du secteur se chiffre le plus souvent entre 13 000 et 24 000 euros.
EFIBAT, installée à Rouen, mène des chantiers d'isolation thermique par l'extérieur avec finition enduit, et prend aussi en charge le traitement des ponts thermiques et le ravalement de façade.
LG Isolation, à Guichainville, est un intervenant local de l'isolation de façades par l'extérieur, du ravalement et de la remise en état des façades, avec également l'isolation des combles, le traitement des murs et diverses finitions extérieures.
Isopack Confort, basée à Petit-Couronne, travaille l'isolation thermique par l'extérieur et le ravalement, en appliquant plusieurs techniques de façade en rénovation de maisons comme de bâtiments.
ISO +, à Barentin, réalise l'isolation extérieure, les travaux de peinture et le ravalement de façades, avec des finitions adaptées aux opérations de rénovation énergétique.
Seine-Maritime : Le Havre, Rouen, Dieppe, Sotteville-lès-Rouen, Saint-Étienne-du-Rouvray, Le Grand-Quevilly, Le Petit-Quevilly, Mont-Saint-Aignan, Fécamp, Elbeuf, Montivilliers
Eure : Évreux, Vernon, Louviers