Envelopper un bâtiment par l'extérieur consiste à fixer sur ses murs une épaisseur isolante recouverte d'une protection. Les panneaux sont fixés sur la maçonnerie par collage et chevilles, ou montés sur ossature, avant de recevoir un enduit armé ou un parement. Le bâtiment conserve son inertie du côté chauffé, ses murs cessent d'être froids et son enveloppe extérieure est refaite en totalité.
L'isolation par l'extérieur répond en Franche-Comté à des hivers longs et à une saison de chauffe étendue. Les murs y travaillent sous des amplitudes importantes, avec des cycles de gel et de dégel répétés. Une couche isolante posée en façade maintient la maçonnerie à température stable et la soustrait à ces cycles. Le bâtiment consomme moins pour atteindre la même température et redescend plus lentement lorsqu'il n'est pas occupé. Les surfaces intérieures restent sèches, ce qui limite les moisissures dans les angles et derrière les meubles. Le remplacement simultané de la façade évite par ailleurs de reconduire un ravalement quelques années plus tard.
La résistance thermique d'un mur isolé résulte de l'épaisseur posée divisée par la conductivité du matériau. Un polystyrène graphité de 140 millimètres et une laine de roche de 160 conduisent à des valeurs voisines. Les cahiers des charges des systèmes fixent des épaisseurs maximales au-delà desquelles la fixation doit être renforcée. La performance du mur fini intègre aussi la maçonnerie existante, dont la contribution reste faible mais non nulle. Un calcul mené sur la paroi complète évite de surdimensionner l'isolant pour un gain marginal. En Franche-Comté, les épaisseurs retenues se situent le plus souvent dans le haut des valeurs courantes.
Les ponts thermiques de structure désignent les passages où la chaleur contourne la couche isolante par un élément continu. Un balcon en console, un nez de dalle ou un mur de refend relié à la façade créent ces raccourcis. Leur effet se mesure en linéaire et non en surface, ce qui les rend faciles à sous-estimer dans un bilan. Une isolation extérieure les couvre entièrement, à l'exception des balcons qui demandent un traitement spécifique. Les zones ainsi corrigées cessent d'afficher des températures de surface basses et des traces d'humidité. Sur les immeubles en béton construits dans les années soixante, ce seul poste représente une part notable des pertes.
Le prix d'une isolation des murs par l'extérieur en Franche-Comté se situe entre 100 et 200 euros le mètre carré. Les épaisseurs plus fortes employées dans la région tirent légèrement la fourniture vers le haut. Les chantiers d'altitude subissent des contraintes de saison qui raccourcissent la période de mise en oeuvre des enduits. Le collectif bénéficie d'un prix unitaire plus bas grâce à la surface, mais supporte des coûts de sécurité supérieurs. Les reprises de support sur des façades dégradées par le gel figurent parmi les surcoûts les plus fréquents. Un chiffrage établi après sondage du mur évite les révisions en cours de travaux.
Cabete Façades, à Belfort, exécute des travaux d'isolation thermique par l'extérieur et de ravalement de façade, sur des maisons individuelles comme sur d'autres types de bâtiments en rénovation.
EcoFaçades, à Besançon, se charge de l'isolation thermique par l'extérieur et des traitements de façade, avec un travail portant également sur la réduction des ponts thermiques et sur les finitions qui accompagnent la rénovation.
Tecnibat, également à Besançon, intervient en ravalement de façade et en isolation thermique par l'extérieur, aussi bien sur des maisons individuelles que sur des immeubles et des bâtiments publics ou privés.
ISOL PRO, installée à Exincourt, conduit des chantiers d'isolation par l'extérieur et des travaux d'ITE, ainsi que des rénovations de façades dans le Doubs et le Territoire de Belfort.
Besançon, Montbéliard, Pontarlier, Belfort, Vesoul, Dole, Lons-le-Saunier