L'isolation par l'extérieur entoure les murs d'un bâtiment d'une couche isolante posée sur leur face exposée. Selon la technique, les panneaux sont collés puis enduits, ou glissés dans une ossature que vient fermer un parement ventilé. Les murs ne pompent plus la chaleur des pièces, les parois intérieures restent tempérées et la façade est entièrement reprise.
Une maison bretonne exposée aux vents dominants subit des pluies battantes qui traversent les enduits fatigués. L'isolation par l'extérieur intercale une barrière isolante et une peau neuve entre cette météo et la maçonnerie. Le mur, mis hors d'eau et hors des chocs thermiques, sèche vers l'extérieur au lieu de rester saturé. Les pièces cessent de subir la paroi froide qui donnait cette sensation d'humidité persistante en hiver. La régularité de température obtenue réduit les reprises de chauffage aux heures les plus froides. Dans le Nord-Finistère, où la saison de chauffe est longue et douce, ce lissage compte plus que les pointes de froid.
Un bardage ventilé convient particulièrement aux façades qui reçoivent la pluie poussée par le vent. Le parement joue le rôle d'écran de première ligne et n'a pas besoin d'être étanche puisque la lame d'air draine l'eau qui le franchit. L'écran pare-pluie placé devant l'isolant arrête cette humidité résiduelle et la conduit vers le pied de façade. La ventilation continue entre entrée basse et sortie haute sèche l'ensemble entre deux épisodes pluvieux. Les lames peuvent être posées horizontalement, verticalement ou à claire-voie selon le rendu recherché. Ce découplage entre protection et isolation explique la longévité du procédé sur les fronts maritimes du Nord-Finistère.
La laine de roche et la fibre de bois s'emploient couramment sous bardage, où leur épaisseur est moins contraignante. La laine de roche, incombustible, se pose en panneaux semi-rigides entre les montants de l'ossature. La fibre de bois, plus dense, apporte un comportement remarquable contre la chaleur d'été et contre les bruits extérieurs. Toutes deux restent ouvertes à la diffusion de vapeur, ce qui s'accorde avec le principe de la façade ventilée. Leur tenue mécanique impose des fixations adaptées, agrafes ou rosaces, pour éviter tout tassement dans le temps. Sur une maison du Nord-Finistère soumise à l'humidité ambiante, cette perméabilité évite de piéger l'eau dans la paroi.
Le prix d'une isolation par l'extérieur dans le Nord-Finistère dépend beaucoup du parement choisi. Un enduit mince sur polystyrène reste la solution la plus économique, autour de 100 à 140 euros le mètre carré. Un bardage sur ossature avec isolant en laine de roche se situe plutôt entre 160 et 220 euros. Les façades exposées demandent des fixations renforcées et une ossature plus dense, ce qui alourdit la main d'oeuvre. Le rallongement des débords de toiture, fréquent sur ces maisons, constitue un poste à part entière. Une enveloppe de 14 000 à 26 000 euros couvre la plupart des maisons individuelles du secteur.
Isotek Habitat, à Guipavas, traite l'isolation par l'intérieur comme par l'extérieur, pose du bardage PVC et met en oeuvre laine minérale ou insufflation, avec finition en enduit gratté.
Isoléa, également à Guipavas, conduit des chantiers de couverture, de zinguerie et d'étanchéité de toiture, et réalise l'isolation thermique extérieure avec des habillages en bois ou en fibres de ciment.
Entreprise Le Gac, à Plougonvelin, réalise l'ITE sur Brest et le Nord-Finistère et couvre aussi la charpente, l'ossature bois, le bardage extérieur et la menuiserie extérieure.
B&K Therm, à Guilers, intervient en bardage, isolation extérieure et étanchéité sur immeubles collectifs, sites industriels et bâtiments tertiaires, avec la maintenance des toitures et des façades.
Façades Concept, à Loperhet, met en oeuvre l'isolation thermique par l'extérieur sous enduit, avec des systèmes à base de polystyrène expansé, de laine de roche, de fibre de bois ou de mousse phénolique.
Nord-Finistère : Brest, Landerneau, Morlaix, Guipavas, Plouzané, Plougastel-Daoulas