L'isolation des murs par l'extérieur ajoute une couche isolante sur la face exposée de la façade, avant de la recouvrir d'une protection durable. Les panneaux sont appliqués sur la maçonnerie en place, puis habillés d'un enduit armé ou d'un bardage fixé sur ossature. Le bâtiment se retrouve enveloppé sans interruption, mieux protégé du froid comme de la chaleur, et sort du chantier avec une façade neuve.
Une enveloppe isolante continue se distingue d'une isolation posée pièce par pièce du côté intérieur. Elle passe devant les planchers, les jonctions de murs et les angles, là où la barrière thermique se rompt habituellement. Cette continuité réduit les écarts de température entre le bas des murs et le reste de la paroi. Les murs intérieurs restent tièdes et la condensation qui apparaissait dans les angles froids se raréfie. Le chantier se déroule depuis l'extérieur, sans déménager les pièces ni interrompre l'occupation du logement. Pour une maison du Maine-et-Loire habitée toute l'année, cette organisation évite le relogement pendant les travaux.
Le bardage rapporté ventilé sépare la fonction isolante de la fonction d'étanchéité à la pluie. L'isolant se loge entre les montants d'une ossature bois ou métallique fixée sur le mur, puis reçoit un écran pare-pluie. Un parement en bois, en fibres-ciment, en zinc ou en composite vient ensuite se visser sur des tasseaux qui ménagent une lame d'air. Cette lame de 2 centimètres au minimum, ouverte en pied et en tête, évacue l'humidité et sèche la sous-face du parement. Les équerres de l'ossature sont choisies avec rupteur pour ne pas percer la couche isolante de ponts métalliques. Sur les façades du Maine-et-Loire battues par les pluies d'ouest, ce principe protège durablement l'isolant.
La préparation du support conditionne la tenue de tout système d'isolation extérieure. Le mur est d'abord sondé pour vérifier la cohésion de son revêtement et repérer les zones qui sonnent creux. Les anciennes peintures filmogènes, les enduits décollés et les mousses sont éliminés par lavage ou par piochage local. Les fissures sont observées pour distinguer un faïençage superficiel d'un mouvement structurel qui doit être traité avant toute pose. Un contrôle de planéité à la règle indique si un calage complémentaire ou un rattrapage d'enduit s'impose. Sans cette étape, le collage ne développe jamais l'adhérence prévue et le système reste suspendu aux seules chevilles.
Le coût d'une isolation des murs par l'extérieur se construit à partir de la surface de façade, déduction faite des ouvertures. Un système sous enduit en polystyrène occupe le bas de la fourchette, autour de 100 à 130 euros le mètre carré posé. Un bardage ventilé sur ossature, avec son parement et son écran pare-pluie, monte facilement au-delà de 160 euros. Le traitement des tableaux, des appuis et des descentes d'eau s'ajoute ensuite au forfait de base. Une maison de plain-pied du Maine-et-Loire se chiffre le plus souvent entre 12 000 et 20 000 euros. Demander le détail poste par poste reste la seule façon de comparer deux propositions de façon fiable.
Protecfa, à Beaucouzé, réalise de l'isolation thermique par l'extérieur depuis 1988 et couvre Angers, Saumur et Cholet.
Stonisol, à Angers, travaille principalement l'ITE, avec un choix de matériaux et de finitions destiné à valoriser le bâti autant qu'à le rendre performant.
CTAO, établie près d'Angers, intervient sur des chantiers d'isolation thermique par l'extérieur en rénovation énergétique dans l'ensemble du département.
Maine-et-Loire : Angers, Cholet, Saumur, Sèvremoine, Beaupréau, Chemillé, Segré